vendredi 15 avril 2011

Le cas ivoirien transposé à la France


Sarko-et-son-miroir-copie-1.jpg

Il y a cinq ans, le journaliste franco-camerounais Théo Kouamouo, pour faire comprendre à l’opinion française la crise ivoirienne, implantait les événements survenus en Côte d’Ivoire dans un décor français. Un texte toujours d’actualité. Lisez plutôt:


« Par une nuit incertaine, Paris est attaquée par des centaines deterroristes lourdement armés qui détruisent tout sur leur passage. Ilstuent méthodiquement des dizaines de militaires dans leurs casernes.Ils assassinent dans sa voiture Jean-Jacques Goldman, le compositeurde génie, qui rentrait de studio un peu trop tard. Ils attaquent lesdomiciles des plus hauts gradés de l’armée, bombardent la résidence de Michèle Alliot-Marie, ministre de la défense, et la ratent de justesse, font passer de vie à trépas Nicolas Sarkozy, ministre de l’intérieur en le criblant de dizaines de balles.
Chassés jusqu’à Lyon par l’armée française, ils affirment être desFrançais d’origine maghrébine qui se sont révoltés en raison desdiscriminations de toutes sortes dont ils sont l’objet de la part desFrançais de souche. Arrestations et brimades policières arbitraires,recrutement au faciès, déclarations scandaleuses des dirigeants sur le « bruits et l’odeur » des immigrés, blocage de toutes les possibilités de vote pour les étrangers même aux municipales, loi interdisant le
voile islamique à l’école… Face à tout cela, ils ont pris les armes !
La France, hébétée, fait appel à l’Union européenne et à l’ONU, toutgênés. L’Union européenne fait une pétition de principe mais demande àParis de négocier avec les terroristes. La presse algérienne vilipende la France, Abdelaziz Bouteflika annonce que Jacques Chirac seracondamné par la Cour pénale internationale et envoie armes etmercenaires aux insurgés. Pendant que l’Union européenne et les Etatsméditerranéens tentent de trouver une solution, la puissante Amériquedécide de s’ingérer dans le dossier. Elle convoque tous les partispolitiques français mais aussi les insurgés à une consultation àWashington. Là-bas, au lieu d’admonester les terroristes, elle demande à Jacques Chirac de les intégrer dans son gouvernement, de nommer un premier ministre « neutre » ais d’origine maghrébine qui aura la totalité de ses pouvoirs à lui – y compris les sacro-saints domaines réservés de la diplomatie et de la défense -, de nommer les
chefs du mouvement insurrectionnel ministres de la Défense et del’Intérieur, de donner trois-quarts de son gouvernement à l’oppositionmilitaire et armée – y compris à des terroristes ne sachant ni lire niécrire -, de désarmer l’armée française en même temps que les bandes
terroristes, de naturaliser des millions d’Algériens, notamment ceux qui, au moment des indépendances, avaient préféré devenir citoyens de leur pays plutôt que de la Métropole… L’Amérique se propose quant à elle de s’interposer entre le gouvernement de Jacques Chirac et les
terroristes, et d’empêcher ainsi toute reconquête de l’intégrité territoriale de la France, d’ici à ce Chirac « cède » aux demandes des insurgés…pour la paix ! Inimaginable en France ? Et pourquoi donc ? Pourquoi imposer à un pays africain qu’on disait le plus moderne et le plus évolué de nos anciennes possessions ce que nous n’aurions jamais fait, ce que nous avons d’une certaine façon refusé il y a plus de cinquante ans en plébiscitant la Résistance la résistance plutôt que
la collaboration face à l’Allemagne nazie et conquérante ? »

jeudi 14 avril 2011

Un article de Sévérine Toche








Un article de Sévérine Toche Que faut-il faire pour arrêter la folie meurtrière des rebelles d’Alassane Ouattara? Avec un chef délétère et très bon acteur devant les caméras, des soutiens puissants et des supporters sectaires, la solution ne vient que de la résistance, dont l’histoire nous vante les mérites qui font les grandes puissances d’aujourd’hui. Car à quoi sert-il de vivre enchaîné depuis 500 ans et se laisser mourir des malheurs qu’engendre le triomphe de l’injustice? Image 1: Des enfants,des femmes,des vieillards,tous ceux qui étaient réfugiés à la préfecture de Blolequin ont été purement et simplement exécutés Combien de preuves faudra-t-il? Combien de photos, de vidéos, de documents, de manifestations, combien d’articles objectifs et de déclarations révélatrices faudra-t-il pour que certains de nos frères se rendent compte de la barbarie de celui qu’ils supportent? On a beau tout dire du président Laurent Gbabgo, mais l’histoire retiendra qu’il a dit non à la violence, a en tout temps appelé au dialogue et a résisté à l’agresseur sans jamais lui vendre sa dignité. Cette résistance est à l’image d’un peuple prêt à servir de bouclier humain pour protéger son président, face à une force destructrice que décidément rien n’arrête, surtout quand il s’agit d’Africains. Les rebelles, épaulés par la France et l’ONU, oeuvrent à éloigner tout espoir de dialogue mais à s’imposer par la barbarie et la terreur. On dirait que la vie d’un Africain a si peu de valeur, et que l’homme Africain lui-même, quand il a le malheur de se faire endoctriner par des assoiffés de pouvoir violents et très riches, n’aide pas à valoriser cette vie, qui expire plus souvent en Afrique qu’ailleurs sur la planète. Image 2 : Blolequin après le passage des rebelles La résistance de l’Afrique, à travers Laurent Gbagbo, a démontré que les alliés de Ouattara ne veulent pas dialoguer. Et comme en temps de dictature, les défenseurs de la « démoncratie » sont prêts à tuer pour l’imposer à ces Africains à qui l’on prend tout mais on ne laisse rien, si oui, la mort. La libération de l’Afrique du joug impérialiste français passe indéniablement par une rupture nette des relations avec cette France coupable à tous les niveaux dans le dossier ivoirien. La résistance de l’Afrique de Laurent Gbabgo a malheureusement occasionné de nombreuses pertes en vies humaines, et une nouvelle fois, comme pour celler le pacte quasi mystique que nous imposent les colons, l’humiliation sous sa forme la plus médiatique et donc la plus cruelle. Image 3: Riveira vit dans la peur des rebelles Les grands médias, que contrôle un oligopole d’hommes et de femmes d’affaires peu scrupuleux quand il s’agit d’enrichissement, agissent en ventouses mentales pour assouvir l’appétit vorace de la bête impérialiste. L’histoire a toujours élevé au rang de héros ceux qui ont fait partie de la résistance, et en tyrans ceux qui ont faire preuve de toujours plus de violence. La Côte d’Ivoire n’en échappe pas, et le tyran a fait ses preuves avant même de s’asseoir enfin sur le fauteuil présidentiel pour lequel il a tant tué. Les tueries de Blolequin, celles de Duékoué ou encore celles souvent évoquées de la terre kidnappée du Nord, sont-elles la faute de Gbagbo? Faut-il accuser celui qui a dit NON à la guerre ou celui qui a imposé la guerre? La seule faute de Gbagbo est d’être fidèle à lui-même, vrai, authentique jusqu’au bout. Ouattara le gentleman avec beaucoup de squelettes dans le placard, a-t-il jamais été inquiété du fameux TPI, tribunal pantin de l’intimidation, depuis 2002? Quand l’absudre poussé à l’extrême arrive à coûter la vie à des milliers de personnes, l’on a peur de devenir fou soi-même tellement c’est… fou. Image 4: Cet adolescent est accusé d’être un milicien. Un petit d’à peine 15 ans humilié, battu par les rebelles Ces innombrables morts qui jonchent les caniveaux de Côte d’Ivoire sont la seule faute de ceux qui consentent à appuyer sur la gachette pour ôter la vie d’innocentes personnes qui pourtant – on les a vu par milliers voire par millions sur la regrettée RTI – ont manifesté leur désir de paix et de dialogue. À l’heure où l’espoir d’un dénouement rapide et pacifique faisait vivre le pays, l’on était loin, très loin de se rendre compte de l’extrême violence qui sévirait ensuite. L’on parlait déjà depuis des années de la violence sans nom dont étaient capables les rebelles acquis à Ouattara, mais l’on avait espéré, en vain, qu’une étincelle de compassion les saisirait. Il n’en est rien. Chaque jour, l’on apprend de nouveaux décès, de personnes connues et d’anonymes, avec un discours manipulateur qui malheureusement entraîne avec lui les adeptes sectaires de la politique du sieur Ouattara. On a dit des rebelles que ce sont des drogués et que, pire encore, ce sont des personnes dotées de toutes leurs facultés mentales qui posent des actes aussi abominables : égorgements, viols, pillages, braquages, exécutions sommaires, etc. C’est à se demander ce qui justifie une telle barbarie, quel programme politique, quel candidat mérite qu’on lui sacrifie autant d’âmes? Dans une Afrique qui est civilisée de culture – et non grâce aux colons « bien-intentionnés » qui déjà avilissaient et massacraient les « indigènes » africains – ce qui se passe en Côte d’Ivoire est tout simplement irréel d’absurdité. Image 6: A Yopougon, Les mercenaires traquent les pro Gbagbo de maison en maison Le contexte dans lequel s’inscrivent les évènements tragiques de Côte d’Ivoire parlent d’eux-mêmes : La « célébration » du cinquantenaire des indépendances et la commémoration des 17 ans du génocide rwandais. Pour les croyants chrétiens, nombreux en Côte d’Ivoire, la semaine sainte avec à son apogée le dimanche de Pâques, commémoration des souffrances, de la mort et de la résurection d’un Jésus-Christ accusé à tort, humilié publiquement et crucifié injustement par l’occupant romain, exécution applaudie par une frange complice de la population. L’on peut comprendre la symbolique très marquante qu’ont ces évènements sur nombre d’Ivoiriens et d’Africains, qui voient en l’avancée des rebelles de Alassane Ouattara la souffrance de trop. Ceci ne peut être qu’annonciateur de profonds bouleversements en Afrique, qui passeront indéniablement par le vomissement de la France hors d’Afrique, de même que de toutes les politiques impérialistes occidentales qui n’ont fait qu’excéder au fil des âges les Africains, décidés à se sortir de cette prison invisible mais bien réelle. Image 7: Koné Zakaria de dos sur cette photo mettent en oeuvre le plan d’exécution dans les communes d’Abobo et yopougon Une chose est certaine : les tueries massives auxquelles s’adonnent les troupes de Alassane Ouattara, soutenues ouvertement par la Licorne française et « l’armée de la paix » ONUsienne, ne resteront pas impunies. L’homme africain ne servira plus de gibier à massacre à ceux qui n’hésitent pas à tuer pour préserver des intérêts acquis depuis 500 ans et que l’Occident tient à garder à tout prix, même au prix du sang. L’Afrique digne est en marche, et sa liberté lui reviendra dans un avenir plus proche qu’on ne le pense.

mardi 12 avril 2011

EPURATION ETHNO POLITIQUE EN COTE D'IVOIRE

Communiqué du Réseau Euro Africain pour la Liberté et la démocratie 10 avril 2011, nous commémorons le 17 eme anniversaire du Génocide rwandais de 1994, dont la France s'est rendue complice de crime de génocide et de crime contre l'humanité. Etant une puissance du mal, elle n'a jamais été punie pour ses crimes. ses responsables militaires et politiques jamais inquiétés. Forte de cette impunité, elle réédite son exploit en Cote d'Ivoire.Aujourd'hui 10 avril 2011 l'histoire béggaie en Côte d'Ivoire, cette fois. On retrouve les même français, qui cette fois bombardent des citoyens ivoiriens, tirent sur des civils désarmés, couvrent les exactions des troupes de OUATTARA qu'ils ont placé à la tête de la Côte d'Ivoire, participent aux arrestations extra legales et aux assassinats sommaires des membres de la cour constitutionnelle ivoirienne, aux ministres du gouvernement légal, aux partisants LMP, aux citoyens bétés, aux jeunes patriotes, bref, à tous ceux qui ne pensent pas comme la françafrique et leurs larbins, c'est un nettoyage ethnopolitique. Le Réseau Euro Africain pour la Liberté et la démocratie condamne ces crimes de guerre et ces crimes contre l'humanitéLe réseau des européens, africains et euro-africains et africains-européens pour la liberté et la démocratie tient à rappeler que suivant les conventions internationnales: 1/ La securité des biens et des personnes civiles et militaires du pays vaincu incombent aux forces occupantes et victorieuses, dans le cas présent c'est la France qui a attaqué et vaincu la Côte d'Ivoire. Les troupes supplétives du camp Ouattara sont sous sont commandement, la France est donc comptable des exactions et crimes de ses troupes et responsable de la sécurité des biens et des ivoiriens. Le Président Français Nicholas Sarkozy est tenu pour responsable des crimes en cours en Côte d'Ivoire: Il a detruit tout le systéme de secrurité d'un pays en y installant l'anarchie et le chaos. L'assassinat des militaires désarmés et des éxécutions sommaires constituent des crimes de guerre. 2/ Les troupes françaises ont failli à leur dévoir en parfaite violation du droit à la dignité humaine et du respect de la personne vaincue, de son intégrité physique. Elle a livré aux troupes adverses un Président d'un pays et toute sa famille en sachant parfaitement les risques d'assassinat et de traitement humiliant de torture qu'ils courraient. C'est bien ici le scénario de l'assassinat de Patrice LUMUMBA. Point n’est besoin d’être ivoirien pour ressentir une profonde humiliation qui laissera des traces. En effet l’attaque, la tentative d'assassinat de Gbagbo sous une pluie de bombes françaises et l’humiliation universel du Président légal de la Côte d’Ivoire ne sont pas acceptables. Le Maréchal Pétain, ainsi qu des nombreux vichystes qui ont collaboré avec les Nazis n’ont pas été humiliés comme Gbagbo. Nous dénonçons cet imposture et nous ne l’accepterons jamais. 3/ AUCUNE RECONCILIATION NATIONALE NE PEUT ËTRE ENGAGEES QUAND LES VAINCUS SONT POURCHASSES ET ABATTUS DANS TOUS LES COINS DU PAYS. Il revient à la puissance occupante la France qui arme, équipe, entraine et protège les troupes rebelles FRCI, d'y mettre un terme à toutes ces exactions qui ne sont pas dignes des militaires mais d'assassins garantis d'impunité. 4/ L'ONUCI et la France ont créer en CI, tout comme au Rwanda, les conditions d'un chaos généralisé, d'un génocide, d'une dislocation d'une nation et de la destruction des structures d'un Etat souverain aussi bien dans ses composantes civiles que militaires dans le soucis de s'accaparer les marchés de reconstrution financés par les matières premières de a Côte d'Ivoire. Ils ne sont donc plus qualifiés pour une quelconque action en Côte d'Ivoire, ces troupes doivent impérativement quitter le sol ivoirien et doivent remplacées par des troupes des nations impartiales.Le Réseau Euro Africain pour la Liberté et la démocratie affirme ici sa parfaite solidarité au peuple ivoirien dans la recherche de son indépendance, de sa soif de liberté et de sa volonté de bâtir un état réellement démocratique débarassé des suppots du néocolonnialisme dont la face émergée est la françafrique. John Harrington, Porte parole de REAL DEMOCRATIE

vendredi 8 avril 2011

Crime de Guerre et crime contre l'humanité de Sarkozy

Le réseau des européens, africains et euro-africains et africains-européens pour la liberté et la démocratie condamne, avec la plus grande énergie la lâche agression de Sarkozy contre la Côte d'Ivoire. Aucune démocratie, aucune prise de pouvoir ne peut se justifier par le meurtre des populations qui est en train de se faire par la France, l'ONUCI et les forces criminelles de Ouatarra. La démocratie au bazooka n'est pas la démocratie. Toutes les voies pacifiques n'étaient pas épuisées. Sarkozy en choisissant de bombarder des citoyens ivoiriens a fait acte de barbarie et de criminalité manifeste pour justifier un programme de politique intérieure de son pays.

En effet un grave crime de guerre et un crime contre l'humanité, vient de se faire par le bombardement des civils et des installations militaires ivoiriennes par Sarkozy Président français dans le but d'installer au pouvoir au prix d'énormes pertes humaines son ami Ouattara. Ce bombardement, en parfaite violation du droit international,a, à cette heure fait prés de deux mille morts et de nombreux blessés essentiellement des civils: Avec tout le cynisme qu'ont lui connait Il a affirmé que « Le Secrétaire général des Nations Unies a demandé le soutien des forces françaises à ces opérations. »

La France n’a jamais reçu d’autorisation, ni de mandat du Conseil de Sécurité des nations unies, ni de l’assemblée générale des Nations Unies pour attaquer et agir sur le théâtre des opérations militaires en cours en Côte d’Ivoire en dehors d’une situation précise et motivée de légitime défense, une situation d’atteinte ou de menace contre ses ressortissants, l’armée française ne saurait donc dépasser le mandat de force d’interposition et de force de maintien de la paix qu’est l’ONUCI sans violer le droit international.

Le mandat et le champ d’action et d’opérations du sont encadrés strictement par deux résolutions des Nations Unies: Celle du 1er novembre 2006 (1726 ) et celle du 30 mars 2011 (1975 ).

Si le mandat de l’Onuci a été reconduit par une résolution des Nations Unies en décembre dernier, les limites du domaine de ce mandat sont posées par la résolution 1975 , elles sont précises et fort claires sur le point de l’usage de la Force:

Le Conseil de Sécurité (…) 6. Rappelle qu’il a autorisé l’ONUCI, dans le cadre de l’exécution impartiale de son mandat, à utiliser tous les moyens nécessaires pour s’acquitter de la tâche qui lui incombe de protéger les civils menacés d’actes de violence physique imminente, dans la limite de ses capacités et dans ses zones de déploiement, y compris pour empêcher l’utilisation d’armes lourdes contre la population civile, et prie le Secrétaire général de le tenir informé de manière urgente des mesures prises et des efforts faits à cet égard.

Rien n'a été démontré que l’armée de Laurent Gbagbo a fait usage d’armes lourdes contre des civils ivoiriens, ni encore moins qu’elle s’en soit pris aux ressortissants français. Bien au contraire, le gouvernement de Laurent Gbagbo assurait en début d’après midi, quelques minutes avant l’attaque, que ces mêmes ressortissants n’avaient rien à craindre de ses forces.

Sur la question du mandat français en Côte d’Ivoire: La dernière résolution de l’Onu sur la côte d’Ivoire portait sur l’interdiction d’utilisation des armes lourdes à Abidjan ( résolution largement violée par chaque camp d’ailleurs). Cette résolution n’autorise pas la France à intervenir hors de son mandat, qui est la protection des ressortissants français. La France et « l’opération Licorne » ne sauraient servir de force d’appui à l’Armée d’Alassane Ouattara sans mandat explicite du Conseil de Sécurité des nations Unies.

Il s’agit ni plus, ni moins, de la part de la Présidence de Nicolas Sarkozy, d’UN ACTE GRAVE d’Agression. Cet acte engage à son insu le peuple français, il fait porter à la République française une responsabilité morale et politique. Cette agression injustifiée d’un peuple africain ne saura hélas être sans conséquences. Les peuples et les nations Africaines qui la regardent et l’observent et ne se tairont pas. Cet acte illégal historique est contraire au Droit International.

Cette agression n'est que l'oeuvre d'un plan visant à recoloniser l'Afrique. Toutes les élections que la France truque pour installer des dictateur n'ont pas justifiées une agression aussi barbare qui dure depuis 10 ans.
Le peuple ivoirien a clairement choisi Laurent Gabgbo comme président de la république, ce choix à été travesti par une communauté dite internationale qui n'avait d'autre ambitions que celles d'installer un larbin à leur solde pour asseoir une hégémonie et une domination d'un pays prometteur.

Le combat pour la liberté et la démocratie ne s'arrêtera pas aux portes de cet énième dénie des droits des peuples africains à disposer d'eux-mêmes. La France par ce réflexe colonialiste se positionne comme l’ennemie des peuples qui ont soif de liberté et de démocratie et devra en subir les conséquences tôt ou tard.

Le Réseau Euro-Africain pour la liberté et la démocratie (REAL DEMOCRACY), basé à Bruxelles partage la souffrance du peuple ivoirien dans sa volonté d'indépendance et de liberté, et l'encourage et le soutien dans ces heures sombres de son histoire. Elle se met à sa disposition pour diffuser les crimes commis par ce pays soit disant démocratique aux yeux du monde entier.

L'Afrique n'a pas besoin de donneur de leçon démocratique, elle trouvera elle même la solution à ses problèmes.
Aussi, le Réseau Euro Africain pour la liberté et la démocratie, exige le retrait des forces françaises et Onusiennes de côte d'Ivoire, du retrait et du désarmement des milices pro Ouattara, de l'organisation des nouvelles élections libres et transparentes supervisées par des acteurs neutre et indépendants africains.
Ouattara a perdu tout respect et toute dignité dans sa quette d’acquisition du pouvoir au prix d'un horrible bain de sang.

Coordinateur Général
Gilles Agbla

Porte parole du Réseau Euro-africain pour la Liberté et la démocratie
John Harrington

Abidjan bombardement, Au moins 2307 civils tués, le crime inqualifiable de Sarkozy suite à son bombardement aveugle


http://abidjantv.net/myvideos/?id=104&debit=1

lundi 24 janvier 2011

L’énorme dette du Gabon : une dette odieuse du régime des Bongo qui n’a profité qu’a une kléptocratie familiale.

“Un ministre des TP gabonais est invité par son homologue français en France. Après les commodités et autres impératifs protocolaires, le ministre français invite son homologue africain dans sa résidence. Ce dernier est émerveillé par le luxe et la beauté de la résidence, aussi se permet-il une question à l’endroit de son homologue: Monsieur le Ministre avec quel argent avez-vous construit cette merveille? Le Ministre français l’invite à la fenêtre et lui dit: Vous voyez l’autoroute qui passe là-bas? C’est grâce aux commissions que j’ai obtenu pour la construction de cette autoroute que j’ai acquis cette résidence et tout ce qui s’y trouve. Deux ans plus tard, c’est au tour du Ministre gabonais d’inviter son homologue français. Une fois de plus après les impératifs de la visite, le français est invité au domicile de son homologue africain. Il est interloqué par la grandeur et l’insolence du luxe de la villa du Ministre gabonais qui n’a rien à envier aux luxueuses villas hollywoodiennes. Il est tellement troublé qu’il n’hésite pas lui poser une question: Monsieur le Ministre, avec quel argent avez-vous construit cette villa? Le Ministre gabonais le conduit à la fenêtre et lui dis: Vous voyez cette forêt? C’est avec l’argent destiné à la construction de l’autoroute qui devait passer par là que j’ai construit cette superbe villa et toutes les autres que je possède”.

Cette historiette bien réelle, d’un membre du cabinet Rocard, résume un tant soit peu l’endettement au Gabon et les divers détournements.
Alexander Nahum Sack, ancien ministre du Tsar Nicolas II, émigré en France après la révolution de 1917, professeur de droit à Paris et théoricien de la doctrine de la dette odieuse, écrivait en 1927 : "Si un pouvoir despotique contracte une dette non pas selon les besoins et les intérêts de l’Etat, mais pour fortifier son régime despotique, pour réprimer la population qui le combat, cette dette est odieuse pour la population de l’Etat entier. Cette dette n’est pas obligatoire pour la nation : c’est une dette de régime, dette personnelle du pouvoir qui l’a contractée ; par conséquent, elle tombe avec la chute de ce pouvoir."
En 1982, la First National Bank of Chicago rappelait aux institutions financières :
« Les conséquences exercées sur les accords de prêt par un changement de souveraineté peuvent dépendre en partie de l'usage des prêts par l'État prédécesseur. Si la dette du prédécesseur est jugée odieuse, c'est-à-dire si le montant du prêt a été utilisé contre les intérêts de la population locale, alors il se peut que la dette ne soit pas mise à la charge du successeur.»
Plus récemment en 2003, un rapport du Centre for International Sustainable Development Law défini trois critères qui fondent le caractère "odieux" d'une dette:
• l'absence de consentement : la dette a été contractée contre la volonté du peuple.
• l'absence de bénéfice : les fonds ont été dépensés de façon contraire aux intérêts de la population.
• la connaissance des intentions de l'emprunteur par les créanciers.
La dette, tout comme l’aide au développement sont des moteurs nécessaires du développement. Je dis bien nécessaire, car ils ne sont pas forcément indispensables ou obligatoires. Au pays des Bongo, la Bongolie, les trois critères qui fondent le caractère « odieux » de l’énorme dette du Gabon sont manifestement remplis.
L'absence de consentement : la dette a été contractée contre la volonté du peuple.
Les chambres législatives et sénatoriales qui votent ces lois ne sont pas une émanation réelle du peuple gabonais. Elles sont issues des tripatouillages électoraux du régime Bongo et n’ont pas de réel pouvoir, elles constituent des chambres d’enregistrement de la dictature. C’est plutôt des nominations par lesquelles le dictateur place ses amis et coquins et ne sont pas le fait d’une volonté du peuple gabonais. Donc les décisions prisent par ces chambres n’engagent que le régime qui les initient et non le peuple gabonais. La dette contractée n’est pas obligatoire pour la nation : c’est une dette de régime, dette personnelle du pouvoir qui l’a contractée ; par conséquent, elle tombera avec la chute de ce pouvoir qui n’est pas reconnu par les gabonais.
L'absence de bénéfice : les fonds ont été dépensés de façon contraire aux intérêts de la population

Toutes les dettes contractées par le régime des Bongo n’ont servi qu’à financer les popotes privées des barons du pouvoir et non à financer les projets de développement pour lesquels elles ont été contractées quand elles ne servaient pas à payer les dettes précédentes.

Nous en voulons pour preuve les lois 21/98, 22/98 et 23/98 toutes promulguées le 15 janvier 1999 et autorisant l’Etat gabonais à contracter auprès de la caisse Française de Développement (CFD) et auprès du Fond International du Développement Agricole (FIDA), des emprunts de, respectivement, 200 millions de francs Français, 280 millions de Francs français et de 8,850 millions de francs français, ce qui en tout représente la bagatelle somme de 488 500 000 FF soit 48 850 000 000 Francs Cfa. Soit près de 49 milliards de francs CFA.

L’article 2 de la loi n°21/98 dit en substance que le produit de cet emprunt est destiné, d’une part, au règlement partiel des échéances consolidées dans le cadre du club de Paris et, d’autre part, au financement du programme d’informatisation des services des douanes. Aucun des douaniers rencontrés n’est capable, un an après avoir contacté cette dette, de nous affirmer qu’ils ont vu un début d’informatisation de leurs services. Alors ou sont passé les 20 milliards?

Quant à l’article 2 de la loi n°22/98 qui dit que le produit de cet emprunt est destiné au financement partiel du projet d’aménagement de la route Ndjolé-Mitzic, cette route pourtant terminée depuis 1996 continue à susciter des dettes. Une dette énorme de 28 milliards de francs cfa envolée directement dans l’escarcelle des mêmes coquins, fossoyeurs de l’Etat.

La troisième loi de Bongo ou il s’autorise à s’endetter, pour ne citer que celles-ci, c’est la loi n°23/98. Celle-ci dans son article 2, l’emprunt est, dit-on, destiné au financement partiel du projet d’assistance aux petites exploitations villageoises et d’amélioration des conditions de vie en milieu rural.

Une paille 885 000 000 FCFA pour des exploitations villageoises qui n’existent que dans l’imagination fertile des personnes qui rédigent ces lois, mais un véritable pactole pour leurs poches.

Ce qu’il faut remarquer à l’analyse de ces trois textes et surtout de l’article 2, que nous avons chaque fois repris, c’est le terme “partiel” qui revient dans les trois lois. Cela dénote d’un besoin de justification au cas où le projet n’aboutirait pas. Ils pourront toujours dire que ce n’était qu’un début et, le projet se poursuivra plus tard, c’est à dire jamais. En effet aucun des trois projets n’a vu un début de commencement un an après avoir reçu l’argent des emprunts de la CFD et de la FIDA. A quoi a servi la dette?

Finalement le régime Bongo est incapable de rembourser l’énorme dette qu’il a contractée, pour assouvir ses besoins personnels. La conséquence de cette cessation de payement est la misère de plus en plus importante du peuple gabonais.

Les gabonais n’ont tiré aucun bénéfice de cet endettement et les fonds ont été dépensés de façon contraire aux intérêts de la population. Le deuxième critère est donc rempli.

La connaissance des intentions de l'emprunteur par les créanciers

Les tableaux du PNUD du livre Noir silence de François Xavier Verschave ci-après démontre que les créanciers étaient bien au courant de la situation de détournement et de vol à très grande échelle des deniers publics par une mafia installée au pouvoir au Gabon et des dictateurs de installées et entretenus par la France.

Aide Publique au développement par habitant (moyenne 1992-1997 en francs français)
Gabon 440 Tchad 62
Congo - Brazzaville 404 Togo 60
Côte d’Ivoire 160 Niger 57
Mauritanie 149 Madagascar 52
Sénégal 135 Guinée 52
Cameroun 122 Bénin 47
Centrafrique 101 Mali 44
Burkina Faso 40
Bilans globaux services de coopération français. tableau tiré de la page 548, du livre Noir silence, François Xavier Verschave éditions Les Arènes

Ce tableau démontre que le Gabon malgré ses énormes ressources (voir le tableau suivant) reste le premier bénéficiaire de l’aide public au développement.

Exportation par habitant (moyenne 1992-1997 en us $)
Gabon 2460 Togo 59
Congo - Brazzaville 488 Burkina Faso 51
Côte d’Ivoire 258 Centrafrique 50
Mauritanie 228 Mali 38,5
Cameroun 150 Tchad 32,5
Senegal 105 Niger 32
Guinée 79,5 Madagascar 27
Bénin 76
Rapport du PNUD 1999 et manuel de la CNUCED, tableau 1.1. tableau tiré de la page 549, du livre Noir silence, François Xavier Verschave éditions Les Arènes

Ces deux premiers tableaux montre que le Gabon est de loin le premier exportateur par habitant en « Françafrique » et aussi le premier bénéficiaire d’aide publique au développement : un véritable paradoxe qui ne s’explique que par «les réseaux d’influence, des financements occultes, des lobbies générateurs de corruption qui prolifèrent sur les financements publics ou dans les processus de privatisation des entreprises africaines» ..

A
APD F/hab
1987-1997 B
APD F/hab
1992-1997 C
Expo F/hab
1992-1997 D
Ecart rang
PIB-IDH 99
Gabon 431 440 2460 -71
Congo - Brazzaville 363 404 488 -1
Mauritanie 160 149 228 -20
Sénégal 153 135 105 -24
Centrafrique 133 101 50 -21
Côte d’Ivoire 129 160 258 -27
Togo 95 60 33 -3
Cameroun 92 122 150 -11
Tchad 80 62 33 -4
Guinée 61 52 80 -37
Madagascar 61 52 27 13
Bénin 59 47 76 -7
Burkina Faso 58 40 51 -14
Niger 57 57 32 -9
Mali 52 44 39 1
Corrélation moyenne 132 128 0,81 C/B 274 -0,53 D/B
-16
tableau tiré de la page 550, du livre Noir silence, François Xavier Verschave éditions Les Arènes

Le tableau ci-dessus consacre l’horreur de la gestion de l’Etat par Bongo. On voit clairement que sur l’indice de développement humain (IDH) le Gabon est le dernier de la françafrique et accuse un retard de rang de –71. Autrement dit le pays le plus aidé et également le plus riche par tête d’habitant est le plus arriéré sur le plan du développement humain. Le Mali qui est le dernier en terme d’APD est également sur l’IDH le mieux placé de toute la françafrique. Cela se passe de tout commentaire mais reposons-nous la question : A quoi sert l’Aide Publique au Développement ? Puisque le graphique ci-dessous démontre que plus le pays est aidé, moins il se développe.




Ou encore, plus ses exportations sont importantes, moins il se développe ; Il faut, peut être, changer de dénomination, au lieu d’APD, il convient de l’appeler APSD, aide publique au sous développement ou mieux, APED, Aide Publique à l’Enrichissement des Dictateurs.

Nous sommes donc en présence d’un pouvoir despotique qui a contracté une dette importante non pas selon les besoins et les intérêts de l’Etat, mais pour fortifier son régime despotique, pour réprimer la population qui le combat, cette dette est donc odieuse pour la population de l’Etat entier. Cette dette n’est pas obligatoire pour la nation : c’est une dette de régime, dette personnelle du pouvoir qui l’a contractée ; par conséquent, elle tombera avec la chute de ce pouvoir.

Les créanciers de ce régime doivent se garder de faire des nouveaux prêts à ses débiteurs car la nation gabonaise ne se sentira nullement concernée par ces dettes qui finissent dans les poches des barons du régime Bongo.

Mwang-Dikongu di batu




Corruption, vol et détournements au Gabon : un mode de gestion entretenu et soutenu par la France,

Dés l’installation de Bongo au pouvoir par la France, celle-ci a mis en coupe réglée toutes les institutions de contre pouvoir et de contrôle de la République. Elle a museler le peuple, par l'élimination de toute forme d'opposition au Gabon. Que restait-il d'autre à faire sinon d'installer un état mafieux à l'image de l'Etat fiction pensé et dirigé par Foccart ?

Dans cette nouvelle République bananière les maîtres mots était corruption, détournement, vol à cela s'ajoutait la lâcheté et la flagornerie. Se servir était la règle d'or. Le règne du vol, dés détournements en tout genre, de la corruption s'est installé. Le Gabon de cette époque devient la plaque tournante de toutes les opérations clandestines de la France dans le monde entier.

Un système qui ne vit que de corruption

Est-ce pudeur, honte ou hypocrisie ? Nul ne se hasarde vraiment à parler de corruption dans le système Bongo. De temps à autre un scandale éclate, dont le bruit s’éteint vite, et les pots de vin, commissions et autres bakchichs continuent leurs parcours au vu et au su de tout le monde. La corruption est pour le système criminel intégré qu’est le régime des Bongo une règle essentielle incontournable dans la gestion quotidienne de l'Etat. Pourquoi s'en étonner Si elle devient au Gabon une pratique répandue?

La corruption est au Gabon une institution, une pratique répandue, tellement huilée que même la morale privée ne réprouve plus. Pour des vrais pays, la corruption est un véritable drame : elle ronge les cadres dirigeants, elle ruine les ressorts du peuple, elle détourne vers divers paradis fiscaux des ressources indispensables. Bref, elle appauvrit encore les pauvres : c’est le cas patent du Gabon notre pays qui en souffre pour n’avoir connu que des roitelets aux affaires, surtout depuis l’arrivée de Monsieur Bongo au pouvoir.

Depuis le début des années 70, le quadruplement du prix du pétrole, la corruption est devenue l’une des causes du sous-développement au Gabon. Il est vrai qu’il n’y a pas de corrupteurs sans corrompus, ceux que l’on a considérés (à tort) comme des élites ont montré au peuple qu’ils ont une lourde responsabilité dans la misère du pays. Que dire alors de ce régime qui a conditionné toute l’administration au vol, aux pots de vin ? Des industriels aux simples agents de l’Etat, tous, soutenus par la classe dirigeante, le scénario est le même. Une attitude cynique et un mépris aveugle de l’intérêt général. Plus que la peste hier, le sida aujourd’hui, la corruption tue.

Trente un ans de corruption ont constitué au Gabon un véritable cancer. Une maladie qui s‘est attachée malicieusement et à petits coups à un tissu social comprenant toute l’administration. Cette maladie a été et sera à la base du déclin de notre société. Elle apparaît aujourd’hui comme une peste sociale contre laquelle il faut livrer une guerre rude et sans merci. Pour paraphraser Bertol Brecht : « Une société qui ne change pas ses hommes est appelée à disparaître ». Ceci doit nous inspirer, pour que finisse à jamais ce règne institué de la corruption.

Les détournements de fond une valeur cardinale du système

La mamelle de ce pouvoir terne et insipide est le détournement actif de l’aide et des dettes contractées à l'extérieure. L’inflation et la dette extérieure résument toutes les faiblesses de l’Etat Bongo : l’une tout comme l’autre sert à financer la survie artificielle de ce système criminel intégré. La dette, souvent présentée comme un obstacle au développement, est en vérité la conséquence de la mauvaise politique de gestion des finances de l’Etat.

Rappelons les faits. La dette gabonaise est l’escroquerie du siècle ! La raison essentielle pour laquelle le Gabon ne peut pas rembourser sa dette tient du fait que l’argent prêté par les banques occidentales a été réexporté vers des comptes privés en Suisse, aux Etats-Unis ou dans d’autres paradis fiscaux et pour le payement des retro-commissions et des commissions occultes. Puisque ces capitaux n’ont pas étés investis dans les projets pour lesquels ils étaient destinés, il n’était plus possible à ces projets de produire la plus value nécessaire au remboursement de la dette. Cette escroquerie financière se double d’une imposture morale, car ce sont les pauvres gabonais qui sont aujourd’hui contraints de rembourser cette dette par une réduction brutale de leur niveau de vie, quand, dans le même pays, les barons du régime mènent un train de vie ostentatoire. Ce qui n’empêche pas les gouvernements de Bongo de se poser en défenseur du peuple gabonais en accusant les créanciers occidentaux de les étrangler, alors qu’ils ont, eux-mêmes avec leurs complices, placés les capitaux empruntés au nom de l’Etat, dans des banques à leur nom propre. Tout ceci n’est jamais dénoncé, et l’on assiste dans cette histoire à un retournement de culpabilité typique de la mauvaise conscience occidentale envers le tiers monde : C’est le débiteur qui s’estime léser et accuse les occidentaux de leur avoir, avec légèreté, prêté ! Si les origines et la destination douteuses des fonds sont connues, Il reste que le Gabon est incapable de rembourser sa dette.

On ergote autour des aménagements techniques à apporter à ce remboursement, en se gardant bien d’aborder la seule question véritablement importante : pourquoi les capitaux fuient-ils le Gabon ? Il est bien vrai que l’argent a une tendance naturelle à quitter les pays mal gérés et à se mettre à l’abri des folies de la politique. Mais l’originalité du Gabon, c’est que les capitaux détournés et exportés ne reviennent jamais. L’indignation morale ne suffit pas pour condamner ce vaste détournement, ni même l’éthique des élites au pouvoir, mais le système politique qu’ils ont eux-mêmes mis en place. C’est ce système qui les a conduits à adopter un comportement économique nuisible à la nation.

Les détourneurs de fonds ont effectivement peur de leur propre Etat, peur de sa violence potentielle, de ses violations du droit, de son mépris pour l’épargne et de la propriété publique. Ils sont, de toute façon, convaincus que les nombreux crimes qu’ils ont commis ne resteront pas impunis et tôt ou tard ils devront en répondre. C’est pourquoi ils vont cacher l’argent volé ailleurs. Et ça durera tant que l’Etat de droit ne sera pas mis en place. L’actualité récente africaine, en pensant au cas Tunisien, démontre que tôt ou tard, le Gabon arrivera à une révolution à la Tunisienne. Après tout sur certains égards la dictature des Bongo ressemble, à ne pas s’y m’éprendre, comme deux goutes d’eau à celle des Ben Ali. C’est peu être un hasard de l’histoire sur l’homonymie des noms, le prochain à partir c’est peut-être Ali Ben.

La prolifération de la fausse monnaie

Depuis 1990, la rareté des capitaux étrangers et des devises a développé un autre comportement criminel : la contrefaçon des billets de banque. Cette contrefaçon se fait à la tête de l’Etat et au gouvernement par la systématisation de la contrefaçon pour payer les fonctionnaires ou pour corrompre les opposants politiques. En effet dès qu’un ministre vient d’être nommé, il lui est remis une planche à billet avec le papier filigrané d’un certain montant. Le ministre, non content de détourner les budgets de son département ministériel contrefait également les billets de Banques pour corrompre ou pour acheter les voix électives ou les consciences. Quand le papier filigrané est fini, il le commande en Malaisie ou aux îles caïman. Ce fut le cas d’un ancien baron du régime, depuis reconverti en opposant depuis peu, pour se faire élire dans son fief, cet oligarque n’a pas hésité une seule seconde pour inonder la ville en faux billets. Certains commerces ont du fermer car étant ruiné. D’autres ministres n’ont pas 0hésité pas à utiliser du papier de reproduction et des photocopieurs couleurs pour photocopier des billets de banque pour tromper et corrompre les villageois.
Tous les ministres de bongo en ont et usent et en abusent.

Ils sont généralement bloqués quand il s’agit des devises étrangères, mais ils ont un topo imparable : les banques et c’est par celle-ci qu’ils introduisent la fausse monnaie. Si les banques n'acceptent pas les faux billets lors des dépôts des clients modestes, en revanche lorsque ces billets viennent de chez un ministre ou de Bongo lui-même elles ferment les yeux. Elles prennent leur revanche en redistribuant ces faux billets clients modestes aux guichets dans des liasses soigneusement placés entre les vrais. Ces banques sont des véritables distillateurs de la fausse monnaie. Les clients de ces banques sont rentrés sans le savoir dans une logique de dépouillement sans précédent. Ils déposent du vrai argent et retirent du faux qu’ils ne peuvent reverser à la banque. Ils sont obligé de le retourner à un autre client de surcroît un commerçant, et la circulation de la fausse monnaie devient officielle.

De temps en temps quand Bongo père voulait se débarrasser d’un opposant ou d’un syndicaliste trop exigeant il lui donnait ou lui faisait livrer une mallette comprenant des millions de francs cfa, généralement cinquante cinq millions. Pourquoi toujours ce montant ? En tout cas s’il y avait une raison il l’a emporté dans sa tombe. Mais c’est en tout cas des faux billets. Dans la nuit le syndicaliste ou l’opposant qu’il veut compromettre reçoit la visite de la police sécrète qui a, curieusement été informé de la présence des faux billets chez lui. Il est arrêté finalement pour les motifs de droit commun et Bongo gagne doublement car il s’est débarrassé de quelqu’un de gênant en détruisant à la fois sa réputation, sa carrière, son avenir, sa crédibilité, sa liberté et surtout le sens de son message et de son combat. Bongo en l’emprisonnant n’aura pas les organisations de droit de l’homme sur le dos, de toute façon ses ami et obligés français qu’il tenait par le chantage étaient la pour le protéger. En invoquant un délit de droit commun il menait tranquillement son entreprise de destruction de l’opposition. Et, comble de cynisme, il affirmait que la justice étant indépendante et libre au Gabon il ne pouvait y intercéder. Bongo est pourtant le premier faussaire de la république des coquins.

LE RAPPORT DE THABO MBEKI AU PRESIDENT DE LA COMMISSION DE L'UNION AFRICAINE

Suite à la requête formulée par Votre Excellence et nous demandant d'effectuer une mission en Côte d'Ivoire, du 05 au 06 décembre 2010. Durant notre séjour, nous ...avons rencontré les personnes suivantes:

M. Laurent GBAGBO, Candidat à l'élection présidentielle;

M. Alassane Ouattara, Candidat à l'élection présidentielle;

M. Y.J. Choi, Représentant Spécial du Secrétaire des Nations Unies;

M. Paul Yao N'Dré, Président du Conseil Constitutionnel accompagné des membres du conseil;

M. Youssouf Bakayoko, Président de la Commission électorale indépendante; et plusieurs autres personnalités, y compris M. Joseph Kokou Koffigoh, ancien premier ministre du Togo et chef de l'équipe d'observateur de l'Union Africaine, des membres de la commission électorale indépendante et d'autres personnes ayant participé à la campagne du candidat Laurent Gbagbo dans le nord du pays. Notre travail a consisté à nous intéresser uniquement au point focal de la crise en Côte d'Ivoire, c'est-à-dire l'issue de l'élection présidentielle. (NB: En vue de mener à bien notre mission, toutes les parties concernées : la Cei, le CC, le Représentant Spécial du SG des Nations Unies, les candidats à la présidentielle et les Représentants du facilitateur de la Cedeao, ont tous reçu les informations "brutes" émanant des rapports de plus 20 000 bureaux de vote et tous les documents y afférents. Par conséquent, chacun avait la possibilité de les étudier et tirer ses propres conclusions).



RAPPORT SUCCINCT SUR NOS DIVERS ECHANGES ET RENCONTRES

3.1 Le Président de la commission électorale indépendante (CEI) a insisté que les résultats qu'il a annoncés, déclarant Mr. Ouattara vainqueur, reflètent correctement et réellement l'issue de l'élection présidentielle.



3.1.1 Cependant, un certain nombre de problèmes suivants ont été soulevés durant nos échanges: 3.1.2. Aucun consensus n'a pu être atteint au sein de la CEI sur les résultats annoncés par le président de la CEI, comme le prescrivent les procédures en vigueur;



3.1.3. Le président de la CEI a proclamé ces résultats tout seul, en l'absence des autres de la CEI, contrairement aux dispositions en vigueur et mode opératoire de la CEI:



3.1.3.1. Les autres membres de la CEI attendaient au siège de l'institution pour prendre part à une réunion prévue le 1er Décembre sur convocation du président de la CEI. Il était prévue au cours de cette réunion de finaliser leurs discussions sur les résultats de l'élection présidentielle, avant la transmission desdits et autres documents électoraux au Conseil Constitutionnel: le Président de CEI ne s'est pas présenté au siège de la CEI et les autres membres n'ont su où il se trouvait que quand ils l'ont découvert sur une chaîne de télévision étrangère entrain de donner les résultats provisoires;



3.1.4. Le Président de la CEI a proclamé ces résultas dans l'hôtel qui est le QG de M. Ouattara et non au siège de la CEI;



3.1.5 . Le président de la CEI a proclamé ces résultats malgré la note à lui adressée par le Conseil Constitutionnel lui indiquant que n'ayant pas pu respecter les trois jours, après la fermeture des bureaux de vote, pour la proclamation, elle n'était plus autorisée a proclamer des résultats provisoires;



3.1.6 Il était difficile pour la CEI d'atteindre un consensus parce qu'elle est essentiellement composée de représentants de partis politiques qui, le plus souvent, travaillent à faire prévaloir les intérêts de leurs partis. Cette situation situation a rendu impossible la proclamation des résultats par région comme souhaité et accepté;



3.161. Il a été porté à notre connaissance qu'à deux reprises, le porte parole de la CEI, un membre des Forces Nouvelles, devançant ainsi le mode opératoire de la CEI. C'est dans ce contexte qu'un membre de la CEI a interrompu la proclamation des résultats par le porte-parole en arrachant les papiers qu'il tenait. Ces images télévisées ont fait le tour du monde.



3.1.6.2. La CEI a transmis ces résultats provisoires tardivement parce que étant dans l'impossibilité d'avoir un consensus;



3.1.6.3. M. Ouattara a rejeté cette affirmation en disant que le retard dans le travail de la CEI est né de l'impact du couvre-feu instauré malgré ses objections à cette décision; et



3.1.6.4. Les membres de l'équipe de Gbagbo ont à leur tour rejeté cette analyse et soutenu que la CEI, les organisations internationales, les diplomates et les journalistes n'étaient pas concernés par cette mesure.



3.2. Le président de la CEI a dit s'être rendu à l'hôtel du Golf qui sert de QG à M. Ouattara pour proclamer les résultats parce qu'il pensait qu'il n'était pas en sécurité s'il donnait ces résultats au siège de la CEI. Il a continué à vivre à l'hôtel du Golf parce qu'il craignait pour sa vie, surtout qu'il avait reçu des menaces de mort.



3.2.1. Le Président de la CEI a soutenu que les résultats qu'il a annoncé ont été accepté par la CEI.



3.3. Le Conseil Constitutionnel (CC) pour sa part soutien que les résultats proclamés par lui et qui déclarent M. GBAGBO vainqueur du scrutin sont corrects, tenant compte des voix qu'il a invalidées sur la base de divers incidents dans ces zones anti démocratiques.



3.3.1. Le Conseil Constitutionnel (CC) a expliqué que pour arriver aux conclusions de ses délibérations, il a :



3.3.1.1. identifié les irrégularités sur les bulletins de vote qu'il a étudiées et vérifiées;



3.3.1.2. pris en compte les rapports soumis à son attention par les représentants de la CEI dans les zones concernées;



3.3.1.3 pris en compte les preuves présentées par le plaignant, M. Gbagbo;



3.3.1.4. échangé avec plusieurs équipes d'observateurs, y compris ceux de l'Union Africaine, de la CEDEAO et des communautés religieuses afin d'avoir leurs avis et observations sur le déroulement du scrutin dans les zones concernées;



3.3.1.5. reçu le rapport de ses propres équipes d'observateurs déployées dans les 19 régions du pays; et



3.3.1.6. menés ses propres investigations quand cela semblait nécessaire.



3.3.2. Le Conseil Constitutionnel affirme avoir rejeté certaines requêtes de M; GBAGBO sur la base que les preuves présentées n'étaient pas suffisantes pour déclarer l'annulation du vote dans les régions concernées.



3.3.3. Le Conseil Constitutionnel soutien avoir invalidé les résultats du vote dans une région bien qu'aucune requête en annulation n'ait été formulée, mais a agi sur la base des éléments à sa disposition qui justifient l'annulation de ce vote.



3.3.4. Le Président du Conseil constitutionnel a dit que la loi a été respectée pour la confirmation des candidatures aussi bien du premier tour qu'au second, pour la réception et la confirmation des résultats provisoires du premier tour conformément à loi. Le président de la CEI à deux reprises le Président du Conseil Constitutionnel le 31 novembre 2010, dernier jour pour la proclamation des résultats provisoires, pour l'informer du retard pris par la CEI à cause des difficultés qu'elle avait à trouver un consensus sur tous les résultats. Le président du Conseil Constitutionnel soutien le président de la CEI le tenait informer de la situation parce qu'il savait qu'il devait transmettre les résultats provisoires dans les délais prescrits par la loi et que ces résultats restaient provisoires restaient des résultats provisoires jusqu'à leur confirmation par le Conseil Constitutionnel. Le Président de Conseil Constitutionnel a indiqué que les questions liées à ces missions légales en ce qui concerne les élections et à la légitimité de ses décisions sont apparues uniquement quand il s'est prononcé contre les résultats provisoires proclamés par la CEI. Il a souligné que le Conseil Constitutionnel a l'obligation à l'obligation de conduire son mandat constitutionnel sans parti pris. C'est ce qu'il a fait.



3.3.5. Lorsque nous avons voulu savoir pourquoi le Conseil Constitutionnel n'avait pas demandé la reprise des élections dans les zones où les résultats ont été annulés, le Président et les autres membres du Conseil ont indiqué que la loi permet au Conseil Constitutionnel de demander la reprise du scrutin sur l'ensemble du territoire national et non dans certaines parties du pays.



3.4. Le Représentant Spécial du SG des Nations Unies, M. Y.J. Choi, a dit que sa décision selon laquelle M. Ouattara a gagné les élections est juste. il soutien avoir mené, indépendamment de la CEI et du CC, sa propre vérification du processus électoral.



3.4.1. Il soutien que si ses conclusions sur l'issue des élections sont aussi proches de celles de la CEI, ce n'est pas par pur hasard.



3.4.2. pour M. Choi, la décision d'invalider le scrutin dans les zones concernées n'est pas justifiées au regard de ce qui s'est passé dans dites zones.



3.4.3. En outre, il soutient avoir étudié les requêtes de M. Gbagbo et déduits certaines voix liées auxdites requêtes après avoir constaté que les requêtes formulées étaient justifiées. Après avoir donc déduits ces voix du scrutin, M. Ouattara reste toujours le vainqueur du scrutin.



3.4.4. M Choi a indiqué que l'un des facteurs qui a compliqué l'organisation du scrutin est le fait que contrairement aux dispositions légales contenues dans le 4ème Accord Complémentaire de 2008 l'Accord Politique de Ouagadougou, les élections se sont tenues sans que le désarmement et l'intégration des Forces Nouvelles n'étaient pas effectifs.



3.4.4.1. La disposition de l'article 3 de l'APO dit ceci: "Afin de favoriser l'organisation des élections dans de bonnes conditions, les deux parties ont convenu de relancer, sans délai et sous la conduite du CCI, et la supervision des Forces Impartiales, le désarmement, le stockage des armes des deux forces ex-belligérentes ainsi que la démobilisation des ex combattants des Forces Nouvelles. En tout état de cause, ces opérations devront être achevées au plus tard deux (02) mois avant la date fixée pour l'élection présidentielle".



3.4.4.2 M. Choi dit avoir conseillé aux deux parties ivoiriennes de respecter cette disposition. Il dit avoir prévenu les parties en indiquant que si elles acceptaient d'aller aux élections sans la mise en oeuvre de cette disposition, alors, elles ne devraient pas formuler des requêtes liées à des allégations d'irrégularités du scrutin dans la zones concernées et sous contrôle des Forces Nouvelles.

3.5. M. Ouattara soutient que les résultats proclamés par la CEI sont justes et qu'il est de fait, le président de la Côte d'Ivoire.

3.5.1. M. Ouattara souligne que les résultats proclamés par la CEI ont été confirmé par le Représentant Spécial du SG des Nations Unies.

3.5.2. Il dit que le Président du Conseil Constitutionnel a été nommé par M. Gbagbo et donc mis en place pour le soutenir. La décision du CC qui proclame M. Gbagbo comme vainqueur du scrutin est frauduleuse et vise à subvertir la volonté du peuple de Côte d'Ivoire.


3.5.2.1. Il rejette les accusations de M. Gbagbo selon lesquelles les élections dans les zones sous contrôle des Forces Nouvelles ont été émaillées de graves actes de violence et de fraudes massives.



3.5.2.2. Il soutien que ses partisans ont été victimes de violence de la part de ceux M. Gbagbo à l'ouest et sud-est du pays. Cependant, il n' a pas souhaité formuler de requêtes sur ces incidents.



3.5.3 Pour lui, la seule solution à la crise est que M. Gbagbo respecte la volonté du peuple ivoirien et quitte le pouvoir.


3.5.3.1. Si M. Gbagbo acceptait de quitter le pouvoir, M. Ouattara promet de garantir ses droits et statuts d'anciens chef de l'Etat et sa sécurité. C'est dans ce sens qu'il a écrit et transmis au facilitateur, le Président Blaise Compaoré, un engagement solennel.



3.5.3.2. M. ouattara dit que cette offre ne sera pas éternellement sur la table. Car, plus M. Gbagbo reste au pouvoir, plus difficile il lui sera d'honorer cet engagement. En outre, M. Ouattara soutient que des actions des actions seront menées contre M. Gbagbo, si le pays devait subir les conséquences de son refus de quitter le pouvoir.



3.5.4. M. Ouattara dit avoir prêté serment et formé son gouvernement. Il a écrit au Conseil Constitutionnel pour l'en informer, comme étant entendu que le Conseil Constitutionnel est la seule juridiction ayant le pouvoir légal d'installer le Président de la République;


3.5.4.1. En outre, M. Ouattara nous a informé qu'il a donné instruction au gouverneur de Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest et au Ministre de l'économie et des finances de ne transférer aucun fond au Gouvernement dirigé par M. Gbagbo.


3.6. M. Gbagbo soutient que la décision du Conseil Constitutionnel est juste et que par conséquent, il est le Président élu et légitime de la République de Côte d'Ivoire. Il qualifie la décision de la CEI et toues les actions qui y sont rattachées comme un coup d'Etat. Il dit avoir nommé un premier ministre et lui avoir demandé de former un gouvernement.


3.6.1. M. Gbagbo n'a pas donné une suite au message de M. Ouattara et n'a pas dit ce qu'il ferait en ce qui concerne la prestation de serment de M. Ouattara et la formation de son gouvernement.


3.6.2. Commentant le processus électoral, M. Gbagbo a insisté qu’il était très important de respecter la constitution de la République de Côte d’Ivoire. Il a fait référence aux dispositions de la constitution ivoirienne qui indique clairement que le Conseil Constitutionnel est la seule juridiction et institution autorisée à proclamer les résultats définitifs de l’élection présidentielle et à déclarer le vainqueur de ce scrutin.


3.6.2.1 Voici les termes de cette disposition de la constitution ivoirienne : « Le Conseil Constitutionnel contrôle la régularité des opérations u référendum et en proclame les résultats. Le Conseil statue sur : L’éligibilité des candidats aux élections présidentielles et législatives ; Les contestations relatives à l’élection du Président de la République et des députés. Le conseil constitutionnel proclame les résultats définitifs des élections présidentielles. (Constitution de la République de Côte d’Ivoire , titre VII : du Conseil Constitutionnel : Article 94.)


3.6.2.2. M. Gbagbo a insisté que la décision du Représentant Spécial du SG des Nations Unies, résultants de ses propres investigations ne saurait être au-dessus des décisions et pouvoir constitutionnels du Conseil Constitutionnel.


3.6.3. M. Gbagbo a indiqué que des irrégularités massives ont eu lieu dans le nord du pays et dans des zones sous contrôle des Forces Nouvelles. Ces irrégularités ont consisté à l’empêchement des électeurs à exprimer leurs droits constitutionnels de vote, l’expulsion de ses représentants des bureaux de vote ou leur interdiction d’y accéder, actes excessifs de violence et d’intimidation, y compris mort d’homme, blessures graves infligées à beaucoup d’autres, viol de femmes et incendies de domiciles de ses partisans.


3.6.4. M. Gbagbo a indiqué que sa position « n’est pas liée au fait qu’il veuille s’accrocher au pouvoir mais parce qu’il aime son pays ». Il dit qu’il aurait accepté l’issue du scrutin, si sa défaite était régulière et juste. Il soutien ne pas accepter tout processus qui pourrait avoir un impact négatif sur le pays, tel que le non respect de la Constitution et de ses lois.


3.6.4.1 M. Gbagbo a indiqué que s’il avait perdu ces élections de manière juste, il aurait quitté le pouvoir sans regret, dans la mesure où la Constitution du pays contient une disposition qui met l’ancien chef d’Etat à l’abri du besoin. C’est d’ailleurs cette disposition dont bénéficie l’ancien président Henri Konan Bédié. En outre, M. Gbagbo a indiqué qu’il avait d’autres activités auxquelles il pourrait se consacrer s’il venait à perdre le pouvoir dans une élection juste et régulière.

3.6.5. Répondant à notre suggestion de rencontrer M. Ouattara, M. Gbagbo a indiqué que rien ne justifiait une telle rencontre dans l’état actuel des choses et qu’il était opposé à une telle rencontre. Cependant, si nous insistons à ce qu’il le rencontre, il se soumettrait à notre volonté.

QUELQUES OBSERVATIONS

Il est peu probable que la CEI, CC et le Représentant Spécial du SG des Nations Unies changent leurs affirmations sur la justesse de leurs décisions. Il aussi peu probable que M. Gbagbo et M. o Ouattara abandonnent leurs positions individuelles qui fait de chacun, le vainqueur de l’élection présidentielle. Il ne nous a pas été possible de conduire nos investigations sur les décisions de la CEI, CC et du Représentant Spécial du SG des Nations Unies pour déterminer laquelle des décisions est la plus crédible. Les élections présidentielles on pensait tous qu’elles allaient permettre au pays de mettre un terme à la division du passé, ont plutôt renforcé cette division et les animosités nées de la rébellion de 2002 qui a consacré la partition du pays.

L’hostilité entre les deux camps à l’issue du second tour est très intense et très palpable. Chaque camp démontrant sa détermination à faire aboutir sa position sur l’autre. La situation de deux gouvernements parallèles dans une ville et un même pays ne peut soutenue pendant longtemps. La seule voix de règlement de la crise ivoirienne est de persuader Messieurs Gbagbo et Ouattara d’entamer des négociations en vue de trouver une issue acceptable à la crise post-électorale. Si cela n’est pas fait, il est clair que le pays connaîtra une guerre destructive qui aura pour conséquences de nombreuses pertes en vies humaines et des destructions de biens.

Cette guerre naîtra des conséquences des points inachevés de la rébellion de 2002, dont l’impact négatif s’est accentué avec les élections présidentielles. Il faut prendre soin de ne pas présenter la crise ivoirienne comme étant un conflit entre « les bonnes gens » et les « mauvaises gens », ce rendrait l’idée d’un accord négocié beaucoup plus difficile. La crise actuelle dans le pays ne résulte pas du ait qu’il y a dans le pays des anges et des démons. La crise est née des problèmes structurelles profonds qui ont pris forme dans la société ivoirienne. Il est donc très important de les connaître et de les régler tous ensemble si l’on souhaite arriver à une solution durable et complète de la crise.

RECOMMANDATIONS

Il est très importants que l’Union Africaine se joigne immédiatement à la CEDEAO en vue de mettre en place un Comité de Médiation composé de chefs d’Etats ou de gouvernement en exercice pour aider les parties ivoiriennes à arriver à un règlement négocié de la crise.

13.1. Il est important d’associer les parties ivoiriennes à la désignation des membres de ce Comité de Médiation afin que celui-ci puisse bénéficier de la confiance des deux parties.


13.2. Les propositions que nous faisons devront être mises en appli cation immédiatement étant entendu que tout retard pourrait conduire au déclenchement de la violence et de la guerre qui pourrait voir le jour à tout moment.


CONCLUSION

14. A la fin de notre séjour, nous avons échangé avec les médias afin de transmettre plusieurs messages au peuple de Côte d’Ivoire. Nous avons dit que l’Union Africaine est désireuse de voir la Côte d’Ivoire vivre dans le paix et la démocratie. Que pour l’Union Africaine, la paix et la démocratie sont deux valeurs interpendantes qui poursuivent les mêmes objectifs. Nous avons indiqué que l’UA souhaite que le pays reprenne sa marche pour le développement et le bien-être des populations. Ceci ne peut se faire dans un environnement de violents conflits et de guerre et d’absence de démocratie. Nous avons exprimé notre souhait de voir l’UA prendre toutes les dispositions nécessaires qui permettront d’atteindre ces objectifs. Nous avons lancé un appel aux leaders et au peuple Ivoiriens leur demandant de sauvegarder la paix et ainsi d’offrir une marge de manœuvre à l’UA et autres organisations africaines en vue d’aider le pays à mettre fin à la crise qu’il vit.

DIVERS

15. Nous avons été bien accueillis par nos interlocuteurs qui ont tous exprimés leur appréciation de notre présence et souhaité une intervention de l’UA pour un règlement rapide de la crise ivoirienne. Ils ont souhaité que l’UA tienne son engagement jusqu’à ce qu’une solution à la crise soit trouvée.

16. Nous remercions les présidents et gouvernements de la République d’Afrique du Sud qui ont mis à notre disposition l’avion qui nous a permis d’effectuer notre mission et les conditions de sécurité mises à notre disposition.

17. Nous remercions le Représentant de l’UA en Côte d’Ivoire, l’Ambassadeur de l’Afrique du Sud en Côte d’Ivoire le Gouvernement de la République du Ghana et l’Ambassadeur de l’Afrique du Sud au Ghana pour le soutien à notre mission

dimanche 26 décembre 2010

Situation en Côte d'Ivoire, réaction de REAL DEMOCRACY

Le Réseau des africains, européens-Africains et européens pour la liberté et la démocratie, organisation non gouvernementale basée en Belgique, suit avec beaucoup d'attention la situation en Côte d'Ivoire. Cette situation qui prend des dimensions inquiétantes du fait d'une campagne médiatique occidentale sous le couvert d'une "communauté internationale" tendant à opposer les ivoiriens aux ivoiriens pour les pousser à la guerre est inacceptable. Nous rappelons aux uns et aux autres que la démocratie c'est le pouvoir du peuple par le peuple. La liberté de choix est l'essence et la raison d'être de la démocratie, De ce fait inaliénable, nul choix ne doit être imposé par quelques moyens que ce soit au cours d'un scrutin. De même, tous les acteurs du jeu et du débat démocratique sont supposés être de bonne foi et de bonne volonté jusqu'à ce que la preuve du contraire soit établie. Un processus électoral a été entamé en Cöte d'Ivoire sans que les conditions de liberté de choix soient établies dans une partie importante du pays. L'Organisation des Nations Unies a non seulement failli à sa mission qui consistait entre autre à établir les conditions de choix libre et de désarmement des groupes armées a plutôt encourager ceux-ci, violant de fait son statut de faiseur de paix et de troupe impartiale au bénéfice d'un camp. Ainsi son représentant a largement outrepassé son mandat et créer les conditions d'une guerre civile aux conséquences graves pour la sous région.

En effet à la lecture de la déclaration sur la certification des résultats de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010 en Côte d’Ivoire. Monsieur CHOI mentionne les cinq critères de certification des élections, à savoir :
l’environnement sécurisé, l’inclusion, l’impartialité des médias d’Etat, la crédibilité de la liste électorale et les résultats transparents et acceptés par tous. Pour ces critères, Monsieur Choï s'estime « globalement » satisfait, en revanche le dernier qui se rapporte précisément à la proclamation des résultats n’est pas sans poser problème.
si l'on s'en tient à ce point, il appelle quelques observations se rapportant :
- à la proclamation des résultats provisoires par la CEI,
- à la proclamation des résultats définitifs par le Conseil Constitutionnel
- et à votre rôle de Certificateur.

I- S’agissant de la proclamation des résultats provisoires par la CEI, Monsieur Choï est satisfait et retient seul ces résultats comme définitivement acquis.
Or, le fonctionnement de la CEI est émaillé d’un certain nombre d’anomalies parmi lesquelles on ne retiendra que trois :

La première, c’est le blocage de cette institution, qui a été incapable de statuer dans les délais impartis. Monsieur Choï le reconnais lui-même en ces termes : « Malgré mon appel à la CEI pour qu’elle proclame promptement les résultats provisoires du 28 novembre 2010, la CEI a été incapable de le faire sans retard, en raison de divisions internes ».

La deuxième anomalie réside dans le fait que le président de la CEI, sans avoir épuisé la délibération avec les autres membres et donc sans validation des résultats par la Commission centrale dans son ensemble, a pris sur lui de proclamer les résultats provisoires. Il y a là un vice de procédure, voire une incompétence, puisque la décision doit en principe émaner de l’ensemble des membres de la Commission.

La troisième anomalie procède de ce que le Président de la CEI a proclamé les résultats, non pas à son siège et devant la presse nationale et internationale, mais, comme Monsieur Choï le mentionne lui-même, « dans l’après-midi du 2 décembre 2010 à l’Hôtel Golf » devant la presse française. Cependant, il occulte de dire que le Président de la CEI est allé proclamer les résultats au siège de campagne du candidat Alassane Dramane Ouattara. Ce qui n’est autre qu’une irrégularité consistant à la fois dans la rupture de l’égalité des candidats devant l’élection et dans la partialité du Président de la CEI.

Plutôt que de relever cette irrégularité flagrante, Monsieur Choi a préféré la justifier par la présence des forces de l’ordre qui, on ne sait comment, auraient "exacerbé" les "divisions internes" à la CEI.

II- Quant à la proclamation des résultats définitifs par le Conseil Constitutionnel, Monsieur Choi émet de sérieuses réserves pour ne pas dire des objections déniant, à la juridiction toute intervention dans le processus électoral. Ignorant et déniant en même temps les attributions du Conseil Constitutionnel relatifs aux élections présidentielles, les rapports au contentieux électoral et à la proclamation des résultats.
Premièrement, il revient au juge constitutionnel, conformément à l’article 94 de la Constitution de statuer « sur…les contestations relatives à l’élection du Président de la République… ». Tout candidat qui se sent lésé peut saisir le Conseil Constitutionnel pour qu’il se prononce sur les irrégularités commises dans certaines régions. Cette démarche n'est pas en contradiction avec les critères de certification qui prescrivent que les contestations doivent être faites « de manière pacifique par les voies appropriées ». Celles-ci s’entendent des voies légales et, c’est là une exigence fondamentale de l’Etat de droit.

Pour y parvenir, le contentieux de l’élection présidentielle confère de larges pouvoirs au Conseil Constitutionnel. Parmi ceux-ci, lesquels on ne retiendra que deux. Le premier l’amène à examiner les contestations relatives à l’élection en tenant dûment compte des irrégularités commises et susceptibles d’entacher les résultats. C’est à la juridiction suprême qu’il revient d’apprécier le caractère déterminant ou non de l’irrégularité.

Le second pouvoir, tout aussi important, est celui qui consiste à réformer, éventuellement, les résultats, c'est-à-dire à proclamer élu un candidat autre que celui qui a été implicitement déclaré vainqueur par la CEI. Or Monsieur Choi refuse d’admettre l’existence d’irrégularités de nature à influer sur les résultats des élections. Pour ce faire, le Représentant Spécial, n’hésite pas,à distinguer les observateurs et experts selon qu’ils sont des occidentaux ou des africains. Ils se permet de qualifier ainsi, tout en vous gardant d’en fournir le critère, les premiers de "crédibles" et les seconds, a contrario de non crédible parceque ce sont des noirs, Ce qui est une preuve racisme. il emboîte ainsi le pas à un journaliste français qui, d’un ton méprisant et dédaigneux en parlant des experts et observateurs africains, les qualifie d’« observateurs sortis d’on ne sait où ».

Nous rappelons à tous que ces observateurs qui comprennent même ceux de l’Union Africaine et qui avec force détails révèlent, dans les zones CNO et plus particulièrement au Nord, entre autres l’empêchement à la participation des électeurs au vote, le bourrage des urnes, l’interdiction de présence des représentants LMP aux bureaux de vote, l’intimidation des rebelles armés…, tous faits de nature à impacter les résultats des élections. Il en va de même des violations graves des Droits de l’Homme dont viols et assassinats de ces militants et sympathisants, qui ne semble nullement émouvoir la fameuse' communauté internationale et encore moins le représentant spécial..

La proclamation des résultats définitifs est une étape importante, qui intervient après celle des résultats provisoires et qui épuise la compétence du juge constitutionnel. L’on ne saurait faire l’économie de cette phase, comme vous semblez l’indiquer. Le dernier mot revient au Conseil Constitutionnel et non à la CEI. Il en va ainsi pour au moins deux raisons étroitement liées. La première, c’est que le Conseil est une juridiction et la Commission Electorale Indépendante une simple autorité administrative, fut-elle indépendante. La seconde, c’est que la décision du Conseil Constitutionnel s’impose à celle de la CEI et à toutes les instances, y compris juridictionnelles de l’Etat. Je dois rappeler, à ce stade, qu’elle s’impose également aux instances étrangères en raison de la souveraineté de l’Etat et du caractère objectif de sa personnalité internationale.

Le Conseil Constitutionnel ne saurait donc être une chambre d’enregistrement de la CEI. S’il a validé au premier tour les résultats provisoires, parce que n’ayant pas trouvé à redire, il n’est nullement tenu d’agir ainsi au second tour. Ainsi, un candidat ne saurait être définitivement déclaré admis sans l’avoir été par le Conseil Constitutionnel.

III- S’agissant, enfin, du rôle de Certificateur,

Il semble que ce rôle n'a pas été bien compris par le représentant spécial de l'ONU, cela nous pousse à faire les observations suivantes:

La première, c’est que Monsieur Choi décide de ne s'en tenir qu’aux résultats non consolidés de la CEI, à partir de documents fournis par celle-ci. Il refuse ainsi de reconnaître la décision du Conseil Constitutionnel, la juridiction suprême en Côte d'Ivoire.

C’est là une décision grave qui a pour effet une immixtion dans les affaires intérieures de l’Etat de Côte d’Ivoire. En agissant ainsi il viole l'esprit et la lettre de la résolution S/RES/1765 du Conseil de Sécurité des nations Unies du 16 juillet 2007 réaffirme en son préambule, « son ferme attachement au respect de la souveraineté, de l’indépendance …de la Côte d’Ivoire » et rappelle « l’importance des principes…de non-ingérence ».

La seconde observation, c’est le mépris que Monsieur Choi affiche pour les institutions ivoiriennes, comme il l’a déjà fait pour les institutions africaines. Il a décidé souverainement d’arrêter la procédure au stade des résultats provisoires irrégulièrement proclamés par le Président de la CEI et de ne point tenir compte de la phase juridictionnelle, la plus importante de la proclamation des résultats définitifs par le Conseil Constitutionnel.

A la vérité, Monsieur ne fait que ce qui l'arrange et visible sa mission était tout sauf de favoriser une émergence démocratique en Côte d'Ivoire. Pour le premier tour, il a bien accepté les deux phases de l’élection présidentielle et pour le second tour, il a ignoré la phase juridictionnelle. La raison évoquée, d’ailleurs dans le milieu diplomatique, est tirée de ce que la Commission est indépendante alors que le Conseil Constitutionnel, parce que ses membres sont nommés par le président de la République et le président de l'assemblée nationale, ne le serait pas.

Les africains européens sont surpris par tant de cécité politique quand il s'agit des problèmes de droit en Afrique. Nous tenons à rappeler que dans la plupart des Etats y compris la France le mode de désignation du Conseil Constitutionnel est le même, le pouvoir de nomination étant partagé entre le Président de la République et le Président de l’Assemblée Nationale. Monsieur Choi qui valide les resultats non consolidés de la CEI feint d'ignorer que le CEI est composée de représentants des partis politiques et des Forces nouvelles qui y sont majoritaires. Sur trente deux membres, cinq seulement sont de La Majorité Présidentielle, alors que les vingt sept autres représentent particulièrement le RDR et les Forces Nouvelles.

Monsieur Choi à honteusement outrepassé son mandat de certification, qui ne consistait qu’à vérifier la conformité du processus électoral aux règles qui l’encadrent et d'en rapporter son témoignage aux nations unies. Au lieu de cela, il s' est proclamé censeur et décideur au dessus du Conseil Constitutionnel.

Le réseau euro-africain pour la liberté et la démocratie déplore la partialité dans la mission que l’ONU a assignée à son représentant spécial. En effet depuis son arrivée en Cote d’Ivoire il n’a eu de cesse de prendre partie dans les problèmes qui opposent les différents acteurs politiques. Ainsi, il a oublié son rôle d’arbitre et de conciliateur que sa charge impose. En décidant d’agir, comme il l’a fait, il a bafoué la légalité et a exacerbez les tensions alors que sa mission devrait consister à consolider l’Etat de droit et à renforcer la paix. En tout il a renforcé la méfiance des peuples envers l'ONU, qui au demeurant n'a jamais résolu le moindre problème partout ou elle est passé; mais à plutôt aggravé la souffrance des peuples qu'elle était censé venir aider.

Le réseau euro-africain pour la liberté et la démocratie estime qu'il n'est pas trop tard pour éviter la guerre et les conséquences qui en découleront dans la sous région. Il propose à cet effet que les uns et les autres répondent favorablement à la main tendue du Président Gbagbo pour la mise en place d'une mission internationale d'évaluation du procéssus électorale pour établir la vérité sur ces élections. Celui qui sera désigné réellement vainqueur après le décompte des voix sera reconnu président sans contestation.

"La légalité est la propriété de tous, car elle est le droit de tous. Elle est le sol moral de la patrie" la communauté internationale et en particulier l'ONU et la France devraient s'inspirer de cette réflexion de Lamartine car le légalité constitutionnelle n'est pas à géométrie variable, valable quand elle est en faveur de celui qu'ils soutiennent et non valable quand elle est favorable à l'autre camp.

Le réseau euro-africain pour la liberté et la démocratie tient personnellement pour responsable le représentant spécial de l'ONU, la France qui incite les pays limitrophes a mener une action militaire en Côte d'Ivoire, pour le génocide en préparation en Côte d'Ivoire comme ils l'on fait au Rwanda et seront responsables devant l'histoire des morts et de la souffrance des peuples qui auront à souffrir de l'ostracisme de l'ONU en Côte d'Ivoire..